LE CELEBRITY MARKETING

Beaucoup d’annonceurs rêvent d’accoler à leur nom celui d’un porte-parole célèbre qui leur permette d’aller « plus vite, plus haut et plus fort » que leurs concurrents. Nombreux sont ceux qui hésitent à se lancer dans cette démarche qui leur paraît semée d’embûches et souvent trop incertaine. Pourtant, tous connaissent des campagnes célèbres qui ont fait le succès, parfois planétaire, de marques qui ont choisi le Celebrity Marketing.
Dans ce livre, écrit avec humour et illustré de nombreux exemples et cas vécus, l’auteur, président du groupe Senioragency et de l’entité spécialiste de la télévision « low cost », TVLowCost détaille toutes les raisons qui expliquent ces succès. Il montre comment travailler « main dans la main » avec une célébrité et attire notre attention sur un certain nombre d’erreurs à ne surtout pas commettre.
Une publication La Factory
18 villa Saint-Michel
75018 Paris – Tel : 01 53 06 62 77
Prix de vente :15€ TTC
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LE PLAN DU LIVRE/ LES CHAPITRES DE “Mettez une star dans votre moteur” de Jean-Paul TREGUER
Désolé, mon pont-levis est remonté, repassez plus tard !
Les 4 S : Symboles, Sportifs, Stars et Superpétasses
L’ascenseur, c’est beaucoup plus rapide que l’escalier
L’ USP a du plomb dans l’aile, vive l’ ESP !
Tends-moi la main et prends la mienne…
Fais-moi la courte échelle pour grimper au ciel
Rends-moi plus humain et fais-moi pleurer
La fierté interne peut faire des miracles
Ah…qu’il est bon de retrouver ses héros générationnels !
Mangeurs à tous les râteliers et vampires s’abstenir
Kit de survie pour négocier avec la Star et ses rémoras
Scénario catastrophe
Petit mémento du Celebrity Marketing à garder sur soi
EXTRAITS DU LIVRE SUR LE CELEBRITY MARKETING/ “Mettez une star dans votre moteur” de Jean-Paul TREGUER
1° Désolé, mon pont-levis est remonté, repassez plus tard !
Deux chiffres pour planter le décor : en moyenne, une « ménagère de moins de 50 ans » est exposée à 18 minutes de publicité TV quotidiennement. Chaque téléspectateur de prime-time voit 116 spots publicitaires en moyenne par soirée …pas mal non ? Et ceci rien que pour le seul média TV, rajoutez-y les sollicitations radio, affichage, presse, cinéma, Internet etc…. Mieux, selon les travaux réalisés en Angleterre par l’équipe de chercheurs dirigée par Robert Heath, nous sommes exposés au nombre phénoménal de … 5000 communications de marques différentes par personne et par jour ! Vous-vous dites, là il va vraiment trop loin, c’est pas crédible. Et bien, selon ce chercheur, il faut comprendre que nous absorbons une grande partie de ces informations inconsciemment, c’est sa théorie du Low Involvement Processing (LIP). Sans nous en rendre compte, sans effort particulier de notre part, notre cerveau enregistre ces informations au niveau du subconscient. Cela va évidemment jouer un rôle dans notre connaissance des produits et des marques de tous les univers de consommation. (…)Faites le test vous même, feuilletez un magazine rempli de publicité (un Marie Claire ou Figaro Magazine par exemple), en veillant à bien regarder chaque annonce, puis reposez le et essayez de vous souvenir d’un maximum de publicités. Vous croyez que vous allez vous souvenir de 100, 50, 20, 3 publicités ? A votre avis ? Je vais vous dire : probablement de très peu. Pourquoi ? (…)Face à ce consommateur submergé de sollicitations publicitaires, marketing direct, spam sur Internet, le « name of the game », comme on dit outre-atlantique, c’est vraiment d’être en mesure d’émerger, émerger, émerger !
C’est ici, qu’entre en jeu le Celebrity Marketing. En ayant recours à des personnalités connues, respectées et aimées du public auquel on s’adresse, on va faciliter grandement cette émergence en captant l’attention et les faveurs de la cible. Quelle que soit la marque, quel que soit l’intérêt du nouveau produit, le public sera toujours beaucoup plus attiré par ce que fait et dit une personnalité connue. C’est peut être injuste mais une « star » intéressera toujours plus qu’une marque, une entreprise ou une cause toute seule. Et ce n’est pas nouveau ! Quand Marylin Monroe a déclaré qu’elle dormait nue seulement « habillée » de Chanel N°5, le lendemain, toutes les parfumeries des Etats Unis furent en rupture de stock. (…)Mais au fait, c’est quoi une « star » pour le marketing ?
2° Les 4 S : Symboles, Sportifs, Stars et Superpétasses
De tout temps, l’homme a eu besoin d’admirer des héros, « symboles » de courage, de force physique, de persévérance, que ce soient les guerriers romains, égyptiens, assyriens, revenant victorieux de leurs conquêtes lointaines aux « dieux du stade » antiques. Pendant de longs siècles, le port de l’uniforme militaire sera particulièrement auréolé de prestige. Les grands explorateurs de terres lointaines, rapportant des dessins, des images à peine croyables de pyramides gigantesques et plus tard d’immensités glacées, enfin conquises par l’homme, auront aussi leur part de gloire. Puis, apparaîtront les aviateurs revêtus de leur bel uniforme capables de sauter d’un continent à l’autre, ils feront rêver les masses bloquées sur le « plancher des vaches ». (…) Avec l’émergence de médias puissants, rendant l’information disponible pour tout un chacun en quelques heures puis, plus tard, en direct de l’événement, on va voir une explosion d’intérêt pour les « grands sportifs », les Marcel Cerdan, Pelé, Fausto Coppi, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor et les autres. Jusqu’à prendre une ampleur phénoménale avec le développement de la télévision capable de sublimer chaque geste, chaque mouvement décisif du héros sportif. Le sportif de haut niveau atteint aujourd’hui une dimension quasiment mystique qui va engendrer des passions d’une rare intensité. (…)Et puis, il y a ceux qui font rêver, qui « fascinent » tout un chacun souvent sans distinction de classe sociale ou de niveau d’éducation : les « monstres sacrés » nationaux et les super stars mondiales. Edgar Morin dans son livre « Les stars » écrit : « Les stars sont des êtres qui participent à la fois à l’humain et au divin, analogues par certains traits aux héros de mythologie ou aux dieux de l’Olympe, suscitant un culte, voire une sorte de religion ». (Edgar Morin précisant d’ailleurs, que si on en restait à la définition originelle, il ne resterait encore aujourd’hui qu’une seule star vivante : Elisabeth Taylor).
Bien sûr, les choses ont évolué et la star moderne a pris le pas. Le terme de star s’étant quelque peu « démocratisé » en quelque sorte. On parle de stars de la chanson, stars de l’opéra, stars de la grande cuisine, stars de la bande dessinée, stars du web et même de stars du porno (sic) …
Il n’en reste pas moins, selon Vincent Fischer de Glamour Speakers, que seule une quinzaine de personnalités françaises peut prétendre au statut de star : Isabelle Adjani, Charles Aznavour, Emmanuelle Béart, Juliette Binoche, Carole Bouquet, Patrick Bruel, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Milene Farmer, Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday, Sophie Marceau, Vanessa Paradis, Jean Reno.(…) Enfin, comment ignorer le mouvement spectaculaire, apparu depuis quelques années, de création « ex nihilo » de célébrités issues de la TV réalité, celles que j’appelle un peu méchamment (oh si peu) les « Superpétasses » qui envahissent nos écrans, nos journaux, notre actualité quotidienne.
Impossible, désormais, d’échapper à la vulgarité des nouvelles icônes préfabriquées en quelques semaines de surexposition télévisuelle en prime time. Ils et elles sont sélectionnés, calibrés, profilés pour faire les meilleurs scores d’audimat possibles. (…) La télé réalité semble réussir particulièrement bien à « nettoyer le cerveau » de nos contemporains ! Cela me scandalise chaque jour un peu plus, mais, mon opinion n’a, hélas, aucune importance. Force est de constater que le public dans sa vaste majorité apprécie ses nouveaux héros (je voulais écrire « zéros », mais je me suis retenu) et héroïnes modernes ! (…) Qu’on en juge, pour sa finale aux USA en mai 2004, 65 millions d’Américains ont voté pour élire l’ « American Idol » , cela représente les deux tiers des votants à la dernière élection présidentielle américaine ! Encore un doute ? Ne croyons pas que ces scores soient réservées aux masses américaines « abruties », de ce côté-ci de l’Atlantique, les … mêmes causes produisent les mêmes effets. Avant l’été 2004, la « Ferme des célébrités » sur TF1 a, pendant toute sa période de programmation, réalisé des scores d’audience hallucinants (9 millions de téléspectateurs pour les prime-time !) Début septembre 2004 a démarré une nouvelle émission de télé-réalité sur M6 : « Le pensionnat de Chavagnes » qui a réalisé la meilleure audience de la chaîne depuis mai 2003 avec 6,2 millions de téléspectateurs ! Identiquement, TF1 pour sa 4ème édition de « Star Academy » a réalisé le meilleur début de saison jamais enregistré pour cette émission avec 7,4 millions de téléspectateurs le 3 septembre 2004. J’espère que ça vous rassure autant que moi sur le niveau intellectuel moyen de nos contemporains et sur ce qu’il va devenir après quelques années de télé réalité…(…)
5° Pas n’importe qui, pas n’importe quoi, pas n’importe comment
Pas d’idée publicitaire ?… Hop, on a recours à une star ! Il faut reconnaître que c’est souvent l’impression que donnent nombre de campagnes visibles sur nos écrans ou dans les magazines. L’été 2004, marqué par une surabondance d’événements sportifs mondiaux (notamment les JO) et sa cohorte de pubs mettant en scène des sportifs connus, n’a pas failli à la règle. Certaines de ces pubs vous donnent l’impression que le texte clamé (avec plus ou moins de bonheur) par la célébrité serait beaucoup plus juste et crédible s’il était modifié de la façon suivante :
« …Ohhh, je vois bien que vous vous demandez ce que je fous dans cette pub ? Entre nous, moi aussi, j’ai jamais essayé ce truc et j’y connais strictement rien du tout, mais si vous saviez le paquet de pognon qu’ils m’ont offert, franchement, je pouvais pas refuser ! ». Chacun se souvient de la Coupe du Monde de football 2002 en Asie au cours de laquelle nos équipiers français avaient particulièrement peu brillé sur le terrain. (…)
En s’inscrivant dans la durée, les deux membres du « couple » marque & célébrité vont en tirer des bénéfices à deux niveaux : financiers et de notoriété. L’image de l’entreprise, de la marque, de la cause va être « réfractée au travers du prisme » des traits de personnalité de la célébrité , ce faisant, elle va se doter elle-même de nouveaux traits de personnalité. (…) Nous préconisons systématiquement à nos clients de réaliser des focus-groups qualitatifs avec des consommateurs acquis et des prospects pour enrichir leur connaissance et entendre des « vrais gens » parler d’eux.
Lors de ces focus, un « portrait chinois » de la marque, du produit ou de l’Association peut être construit par les participants qui permettra d’être comparé avec les traits de personnalité des célébrités envisageables comme porte-parole. Un tableau comparatif des « univers de valeurs » portés par l’un et l’autre des membres du couple potentiel est particulièrement pertinent à dresser. Cela évitera d’essayer de « marier une carpe et un lapin ». (…) Prenons quelques autres exemples vécus par notre équipe
…) Pour parler d’Audika, aides auditives destinées à permettre aux malentendants d’avoir une meilleure communication avec leur environnement, nous avons choisi Robert Hossein, homme de théâtre et de communication. Respecté, connu pour ne jamais parler pour « ne rien dire », de la même génération que le cœur de cible des personnes souffrant de mal audition, il est d’emblé perçu comme porteur d’un message « important ».(…) Que de fois avec Pascal Cirotteau de la société Age Research (sans aucun doute l’un des meilleurs spécialistes français des études qualitatives), avons-nous pu faire ressortir des traits d’image incompatibles entre des porte-parole potentiels et nos annonceurs.
Le consommateur n’a pas toujours raison, mais il « sait et sent » beaucoup de choses ! Et puis, tout dépend bien sûr, de ce que l’on attend de la personnalité et du scénario de communication dans lequel on souhaite l’inscrire.
7° « Toi qui es un expert, viens me cautionner »
La marque s’appuie sur une compétence reconnue, une légitimité acquise par la célébrité pour s’en trouver en quelque sorte « auréolée ». On va utiliser une « source de crédibilité » pour renforcer son propre message. C’est sûrement le registre le plus communément employé. Une personnalité connue, experte de tel ou tel domaine, qui recommande l’utilisation d’une marque ou d’un produit qu’elle utilise quotidiennement dans le cadre de son activité professionnelle a, ipso facto, une plus forte chance d’être entendue et respectée pour ce qu’elle préconise. En tant qu’expert, elle met son savoir et son expérience au service de la marque ou du produit. Inutile de dire que c’est ici que nous allons trouver l’immense majorité des campagnes de sportifs en faveur des accessoires de sports : les Nike, Reebok, Adidas, Fila, Puma, Converse et les autres.
Qui, après tout, mieux qu’un sportif de haut niveau peut parler du confort, de l’efficacité et de la performance d’une paire de chaussures de sport ? Les contrats sont généralement planétaires, les campagnes fortement télévisuelles. (…) Citons pour mémoire, les eaux minérales (Volvic et Zidane), les légumes (Bonduelle et Jean Le Cam), les biscuits (Bixente Lizarazu et Emmanuel Petit pour Lu), les pains grillés (Heudebert et Guy Forget), les pâtes à tartiner (Youri Djorkaeff pour Nutella), les boissons énergétiques (Powerade et Thierry Henry), les produits laitiers (Danette et Jean Galfione)…
Les sportifs, du fait de leur considérable popularité auprès des publics de tous âges et de tous niveaux sociaux, vont être également « récupérés » par les marques de très grande diffusion ou les grands distributeurs qui voient là bien sûr, une source supplémentaire d’attraction du public. (…)
9° « Je veux te ressembler, tu es ce que je rêve d’être »
En Celebrity Marketing on appelle cela : faire appel à une « source d’identification » qui donne envie aux consommateurs exposés à la campagne publicitaire de s’identifier à la célébrité et, donc, d’acheter la marque en question pour se rapprocher (physiquement ou psychologiquement) de la personne admirée, parfois vénérée. Edgar Morin dans son ouvrage « Les stars » décrit très bien ce processus :
« …La star publicitaire n’est pas seulement un génie tutélaire qui nous garantit l’excellence d’un produit. Elle invite efficacement à adopter ses cigarettes, son dentifrice, son rouge à lèvres, son rasoir préféré, c’est- à-dire à nous identifier partiellement à elle. Elle fait vendre savons, combinaisons, réfrigérateurs, billets de loterie, romans, qu’elle imprègne de ses vertus. C’est un peu de l’âme et du corps de la star que l’acheteur s’appropriera, consommera, intègrera à sa personnalité. » (…) Les campagnes mondiales de L’Oréal participent du même registre « aspirationnel » depuis longtemps et singulièrement depuis le lancement de leur slogan unique en 1997 : « L’Oréal, parce que vous le valez bien ». Le groupe utilise ses ambassadrices pour porter les messages de ses différentes marques.
Le groupe a de nombreuses marques, plusieurs gammes de produits par marques, il va donc utiliser des ambassadrices différentes par leur âge, leur ethnie, leur style.
Elles ne sont pas seulement belles (même si c’est évidemment le critère de recrutement initial), il faut aussi qu’elles aient un « quelque chose de plus » qui leur donne une personnalité originale et différente des mannequins ou actrices « lambda ».
L’ambassadrice L’Oréal doit permettre à la consommatrice de s’identifier à elle et surtout d’avoir envie d’acquérir les produits de la marque pour lui permettre de lui « ressembler ».
A chaque marque, chaque gamme, correspond un type d’ambassadrice : pour un produit comme Pure Zone, soin de jour pour jeunes filles, L’Oréal va faire appel à une jeune fille de vingt ans : Natalia Rodianova. Pour Hydrafresh, une crème de soins pour les jeunes femmes, elle va faire appel à Virginie Ledoyen.(…) Enfin, pour sa gamme de soins du visage destinée aux femmes seniors, Age Perfect, la marque va s’adjoindre les services de la quinquagénaire Dayle Haddon et ceux de Catherine Deneuve pour sa gamme de shampooings et soins du cheveux ciblant les femmes seniors.(…)
11° « Rends-moi plus humain et fais-moi pleurer »
Une entreprise, si elle n’y prend garde, peut vite apparaître comme un « monstre froid et impersonnel ». C’est pas trop difficile, il lui suffit pour cela de procéder à un ou deux licenciements ou relocalisations industrielles qui attirent les foudres des syndicats et l’attention immédiate de la presse (Lu)… Ou bien encore, d’avoir un incident malheureux avec l’une de ses marques (Total-elf-fina) ou tout simplement que ses produits ou services ne « fassent pas rêver » (les assureurs). Encore plus simple, il suffit qu’elle vende des produits ou des services globalement identiques à ceux de ses concurrents (La Poste, les caisses d’épargne et toutes les banques).
Cette « absence de chaleur humaine » risque bien de dissuader beaucoup de consommateurs d’acheter les produits ou services de cette entreprise. C’est ici, aussi, qu’un porte-parole connu du public, avec qui il entretient une relation « affectueuse », peut faire la différence. (…) Line Renaud qui se bat sans relâche depuis des années en faveur de la lutte contre le Sida. SOS Villages d’enfants est devenue la grande Association qu’elle est grâce à une exceptionnelle collaboration avec sa merveilleuse marraine Anny Duperey. Paul Newman aux USA est désormais l’une des … plus grandes marques de pop-corn, condiments et sauces, exclusivement au profit de sa fondation qui redistribue 100 % des revenus issus de leur vente !
Partout, en Europe, nos agences réalisent des campagnes qui mettent en scène des célébrités pour aider nos clients caritatifs à rassurer les donateurs potentiels sur le bon usage des fonds collectés. Le choix de personnalités disposant d’un fort « crédit de confiance » est devenu indispensable à notre époque si encline à la suspicion. Ces porte-parole agissent, au fond, comme d’authentiques témoins de moralité. (…)
12° La fierté interne peut faire des miracles
Anecdote vécue : Rothelec est une entreprise originaire de l’Est de la France qui s’est spécialisée dans la vente directe de systèmes de chauffages électriques et de climatisation. Ne disposant que de quelques points de vente (des « show rooms ») sur le territoire français, l’essentiel de son chiffre d’affaires provient des « coupons » et autres appels téléphoniques de prospects générés par les annonces publicitaires diffusés par le biais de la presse télé et des magazines seniors et de décoration. Elle opère dans un marché hautement concurrentiel animé par de nombreuses autres marques qui utilisent le même mode de commercialisation, tels que Ecotherm (pour laquelle nous avions réalisé quelques années auparavant la campagne avec Laurent Cabrol), Adler, Aterno, Mash… (…) Contrairement à l’idée reçue et un « snobisme » supposé, les célébrités sont souvent très touchées par les témoignages de sympathie exprimés par le personnel de l’entreprise. Ainsi, systématiquement, nous réalisons un film du film lors du tournage des « infomercial TV », complété par une interview de la célébrité qui explique les raisons de son engagement aux côtés de l’annonceur. Ce reportage, destiné à être diffusé en amont de la vague de communication, sera envoyé sous forme de DVD à l’ensemble des collaborateurs pour qu’ils puissent le visionner en famille.
13° Ah … qu’il est doux de retrouver ses héros générationnels !
Début 1996, le groupe Zurich m’a donné la responsabilité de lancer une nouvelle compagnie d’assurance auto visant le public des retraités. L’analyse de marché que le groupe avait réalisé démontrait que les retraités conduisaient plus prudemment que les autres conducteurs, entretenaient mieux leur véhicule, roulaient moins de kilomètres par an en général à des horaires qui étaient moins dangereux. (…) Mais au fait, c’est quoi un « héros générationnel » ?
Chacun de nous évolue dans son parcours de vie avec des individus nés pendant la même génération, nous grandissons avec eux, étudions avec eux, sommes soumis aux mêmes événements marquants, ce que l’on appelle en marketing générationnel les « marqueurs générationnels ».
Exemples : Mai 68, la chute du mur de Berlin etc. Bref, nous nous déplaçons le long de notre propre échelle de temps avec notre « cohorte générationnelle ». En son sein se trouvent aussi des « héros générationnels » : des sportifs qui vont nous faire vibrer, des acteurs, chanteurs, écrivains, hommes et femmes publics que nous allons respecter, voire aimer passionnément (qui parmi nous n’a pas fait partie d’un « fan club » ?).
Ces « icônes » avec lesquelles nous allons vivre « par procuration », à travers les journaux, les films, les disques, les émissions de télévision sont, dans leur écrasante majorité, émotionnellement reliées aux membres d’une ou deux générations, leur pouvoir d’influence ou « ombre portée » est rarement plus large. (On dit souvent qu’en France, seul Johnny Hallyday est un « héros transgénérationnel »). (…) Lorsque Raymond Poulidor ou Robert Hossein apparaissent à l’écran pour parler, l’un de Groupe France Mutuelle, mutuelle spécialiste des seniors, l’autre d’Audika, N°1 de la distribution d’aides auditives, les consommateurs seniors, sans que l’on ait besoin de les désigner autrement, sont particulièrement interpellés. Lorsque Caroline Tresca intervient pour la gamme de produits allégés Ligne et Plaisir, il n’est pas utile de dire « ce produit s’adresse en priorité aux femmes de 35- 45 ans », elles ont compris d’elles mêmes !
Quand Beyonce Knowles ou Christina Aguilera vient promouvoir une marque, seuls les ados se sentent concernés par son apparition qui ne déclenchera qu’un désintérêt profond chez les consommateurs plus âgés qui ne savent même pas qui elles sont ou ce qu’elles chantent. (…)
15° Kit de survie pour négocier avec la Star et ses rémoras, ou comment sortir entier de la cage aux requins
Attention, « petites bêtes fragiles » ! Choisir une célébrité comme porte-parole publicitaire, c’est, construire une relation avec un personnage d’exception. Il ne s’agit pas de « Monsieur ou Madame Tout le Monde » : qu’il (ou elle) soit sportif, comédien, musicien, artiste, explorateur…dans tous les cas de figure, c’est une personne qui est « au dessus » de ceux qui exercent le même métier ou la même activité qu’elle. C’est quelqu’un qui, obligatoirement, a travaillé très durement pour arriver là où elle se trouve, et qui, d’ailleurs, continue pour se maintenir à ce niveau. On va trouver beaucoup de points de similitude chez ces personnages hors du commun : entraînement ou répétition sans relâche, volonté de se surpasser, ténacité, courage, ambition, talent…(…) Créer le contact direct le plus vite possible.(…) Il ne s’agit pas pour moi de « court-circuiter » l’agent, mais de pouvoir expliquer au porte-parole potentiel ce que l’on attend de lui, de ressentir le plus en amont possible son envie de « prêter son image » et identifier les difficultés éventuelles que l’on pourrait être amené à rencontrer dans cette collaboration. Etablir la confiance et le respect mutuel en étant très clair dès le début(…) Le rassurer sur le savoir-faire de communication avec des célébrités. La célébrité qui se met au service d’une marque a toujours l’angoisse d’endommager son image publique à travers une campagne publicitaire mal réalisée ou mettant mal en valeur son physique ou ses traits de personnalité. Et elle a raison !
Une carrière peut être endommagée par une publicité mal ficelée, elle peut être si aisément détournée et ridiculisée par les « guignols » et autres caricaturistes ! (…) Ne jamais divulguer le montant des contrats. Qui dit publicité dit argent (sauf pour les grandes causes) et qui dit argent dit « critiques et jalousies » de la part du public, des journalistes, de l’entourage et des confrères. Bien sûr, l’argent est la motivation première de l’immense majorité des célébrités (même, si elle n’est pas la seule, cf. précédemment). Elles ont conscience qu’elle peuvent monnayer leur notoriété et image moyennant un effort de travail relativement modeste (une ou deux journées au maximum). Pourquoi devraient-elles s’en priver, alors que leur « gloire » ne sera certainement pas éternelle ? Ce sentiment de fragilité de carrière va être en filigrane de toute négociation : « Je dois profiter de ma gloire actuelle pour mettre de l’argent de côté, car je ne sais pas combien de temps je resterai en haut de l’affiche ».
La négociation financière va devoir être menée en tenant compte de cet état d’esprit. Bien sûr la célébrité souhaite toujours plus (surtout lorsqu’elle a un agent qui « pousse »), mais en même temps, elle a conscience qu’une opportunité ne se représentera pas forcément tous les jours. (…)
17° Petit mémento du Celebrity Marketing à garder sur soi
Voilà, j’espère avoir contribué, même modestement, à enrichir votre connaissance et, surtout, à vous avoir convaincu du potentiel que peut représenter pour votre entreprise ou votre Association le recours à une « star ». Pour ma part, je suis confiant dans l’avenir du Celebrity Marketing, à condition que les quelques règles exposées précédemment ne soient jamais sous-estimées ! Permettez-moi de les rappeler dans ce petit aide-mémoire qui, je le souhaite, vous sera utile
Petit Aide-mémoire à l’usage des annonceurs qui veulent avoir recours à une célébrité
LES APPORTS D’UNE CELEBRITE
• Accélérateur bien connu de notoriété de marque
• Fait émerger l’annonceur du brouhaha publicitaire
• Valorise l’annonceur et lui confère du prestige
(…)
• Booste la fierté d’appartenance du personnel
• Génère de la visibilité journalistique gratuite
LES PRECAUTIONS A PRENDRE
• Choisir une personnalité légitime et crédible (…)
LES RISQUES INHERENTS
• Le « flagrant délit » d’utilisation d’une autre marque
• La conduite malhonnête ou le scandale de mœurs
• Des contre-performances (sportives/artistiques) répétées
• Le décès accidentel du porte-parole
Copyright JP Tréguer
A propos de l’auteur
Jean-Paul Tréguer est à l’origine de plusieurs centaines de films publicitaires dont il a dirigé la conception pendant ses 26 années de carrière dans différentes agences de publicité. Depuis qu’il a fondé le groupe Senioragency, il a importé des USA le concept de l’infomercial. En 2004, pour répondre à une forte demande des annonceurs, il a adapté au domaine de la télévision le concept du « low cost » en créant l’entité spécialisée Planet Infomercial.
Jean-Paul Tréguer et son équipe sont à l’origine de dizaines d’infomercial TV chaque année, principalement diffusés sur les grandes chaînes nationales. Il s’est spécialisé depuis plus de quinze ans sur le marketing générationnel, il est l’auteur de plusieurs livres de marketing sur les segments de consommation tels que : « Le senior marketing » dont la 1ère édition remonte à 1994, « 18 règles d’or pour séduire les seniors », puis, en collaboration avec Jean-Marc Segati : « Les nouveaux marketings » (parus chez Dunod). Son avant-dernier livre, « Les 18 secrets de l’infomercial TV » (La Factory, mai 2004), a été consacré à cette nouvelle forme de communication télévisuelle. Enfin, un livre publié en anglais diffusé dans une trentaine de pays : « 50+ marketing » (Palgrave/ Mc Millan) permet de mieux faire connaître l’importance des cibles matures aux annonceurs étrangers. Jean-Paul Tréguer est également Président
Jean-Paul Tréguer est également Président du conseil de surveillance du portail Internet : www.seniorplanet.fr .
Conférencier pour de nombreux organismes européens et internationaux sur tout ce qui a trait au marketing de segmentation, il donne près d’une centaine de conférences et séminaires par an un peu partout dans le monde.
Pour le joindre : treguer@senioragency.com ou mobile : 06.08.21.03 98
A propos de l’agence
Le groupe Senioragency et son entité spécialiste de la télévision « low cost » TVLowCost, est aujourd’hui considéré comme la référence en matière d’infomercial TV. Il occupe la position de numéro 1 sur le marché de la télévision pendant la journée. Ses campagnes sont omniprésentes sur les écrans de TF1, F2, F3, F5 douze mois sur douze. L’agence est également connue pour sa maîtrise particulière du « Celebrity Marketing » appliquée notamment à la conception de campagnes TV utilisant des porte – parole célèbres.
Senioragency est à l’origine de plus d’une quarantaine de campagnes de ce type, avec, par exemple: Eric Tabarly, Raymond Poulidor, Robert Hossein, Anny Duperey, Pierre Mondy, Mireille Darc, Claude Brasseur, Jean Rochefort, Marie-Christine Barrault , Carlos, Pierre Arditi, Claude Lelouch et beaucoup d’autres. Senioragency intervient pour trois grands univers de clientèle : les marques commerciales de produits ou services, tout ce qui a trait à la santé et au confort de vie et les grandes Associations caritatives pour lesquelles elle réalise des campagnes infomercial TV et presse destinées à recruter de nouveaux donateurs.
Citons quelques références de l’agence : ARC, AVIS, AXA, Audika, Bongrain, Danone, la Croix Rouge, Coca-Cola, Laboratoires Lilly pour le Cialis, Grand Optical, Oenobiol, Johnson & Johnson, Siemens, le Secours Catholique, Zurich, Unicef…
Senioragency, enfin, est la première agence de marketing et publicité spécialiste des baby-boomers et +50 ans, elle est à l’origine du seul réseau international spécialiste de ces segments à fort potentiel. Le réseau est d’ores et déjà présent dans 10 pays (France, Allemagne, UK, Japon, Belgique, Norvège, Suède, Autriche, Israël, Australie)
Pour en savoir plus : www.senioragency.com
et www.tvlowcost.fr